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Saint Ignace de Loyola: «Maître du discernement spirituel»

Pour discerner la volonté de Dieu, le disciple de Jésus accueille dans le silence et la douceur de l'Esprit de Dieu, la brise de son amour qui nous conduit à la finalité pour laquelle nous sommes tous créés: «louer, vénérer et servir Dieu»

Bruno Franguelli, SJ

Ce mercredi 31 juillet, l’église célèbre la mémoire de saint Ignace de Loyola, maître du discernement spirituel. Ces dernières années, notamment sous le pontificat du Pape François, jésuite et donc fils de la spiritualité de saint Ignace de Loyola, le terme discernement est devenu un mot clé dans les discours et les documents du Pape. François rêve d'une Église qui s'ouvre librement au discernement des esprits pour identifier les signes de Dieu dans les jours difficiles. Mais après tout, qu’est-ce que le discernement spirituel, comme l’enseigne saint Ignace de Loyola, et comment se fait-il? Pour répondre à cette question, un court texte ne suffirait pas, mais nous pouvons proposer une réponse à travers trois aspects: «louer, vénérer et servir Dieu».

Croire que Dieu œuvre dans notre histoire personnelle

Saint Ignace était un homme vaniteux et fondait sa vie sur le désir intense de conquérir le monde. Ses rêves étant détruits par la défaite dans une bataille qui l'a laissé clouée au lit, il a commencé à repenser sa vie. Lorsqu'il lisait des livres sur la vie du Christ et des saints, il comprit combien sa vie était superficielle et, grâce à de bonnes pensées, il réalisa que Dieu agissait dans son histoire, l'appelant à servir un autre Roi, l'Éternel. Dieu a travaillé dans l’histoire d’Ignace et travaille aussi dans la nôtre. La première étape pour discerner sa voix et sa volonté dans nos vies est de croire qu’il est présent, non seulement à la périphérie de notre histoire personnelle, mais à tous les instants. Ce qui conduit à croire qu'Il éveille en nous des pensées, des sentiments et des mouvements qui nous orientent vers le bien, vers Son service, vers Sa Très Sainte Volonté.

Connaître les pièges de l'ennemi de la nature humaine

La lecture de la vie du Christ et des saints a produit des mouvements d’amour et de transformation de vie chez Ignace. Cependant, il se rendit compte que, pendant un moment, il se sentait nostalgique des délices mondaines et perverses. C’était des mouvements contraires. Pendant un instant, des pensées lui vinrent et le conduisirent à rechercher la richesse, la gloire et le pouvoir. Mais il s'est rendu compte que ceux-ci, d'une manière ou d'une autre, après leur passage, laissaient son cœur vide, insatisfait et découragé. Avec cela, il était sûr que ces pensées ne venaient pas de Dieu. Saint Ignace appelle le diable l'ennemi de la nature humaine. Et en fait, Ignace réalisa que c'était la volonté du diable de le déshumaniser, de l'amener à l'échec, au découragement, à une vie dénuée de sens. En ce sens, le maître du discernement nous invite à reconnaître les pièges que l'ennemi de notre nature utilise pour nous attirer, nous séduire et nous tromper. Reconnaître la «queue du serpent», souvent déguisée en «angelo lucis» (ange de lumière), c'est-à-dire avec de faux saints et de bonnes intentions, est essentiel pour discerner les mouvements de l'Esprit de Dieu. Ignace nous enseigne que l'Esprit de Dieu agit doucement, «comme de l'eau répandue sur une éponge», tandis que l'esprit mauvais est grossier et bruyant comme «de l'eau répandue sur une pierre».

Prendre conscience des affections désordonnées

Saint Ignace réalisa que son cœur était plein d'affection. Il se sentait en même temps attiré par les honneurs, par Dieu, par une duchesse, par l'argent, par la renommée, etc. Il pouvait voir que son cœur était comme un placard en désordre. Il ressentait le besoin de mettre de l'ordre et d'appeler chaque attraction qu'il ressentait par son propre nom. Il savait qu'il était animé par de bonnes et de mauvaises affections. Que faire d'eux alors? Il a compris qu’il devait en être conscient et ne jamais les ignorer. Dans le discernement ignatien, il est essentiel de ne pas se laisser distraire par  les affections. Portez-y une attention particulière: d’où viennent-ils? Où m'emmènent-ils? Le disciple de Jésus, selon Ignace de Loyola, ne se laisse jamais emporter, inconsciemment, par ses affections. Au contraire, il fait toujours attention, à ne «se laisser déterminer par aucune affection désordonnée». Le chrétien qui assume avec maturité sa vie de foi, comme nous l'enseigne saint Ignace, ne prend pas de décisions dans les moments de tempête ou au plus fort de ses passions. Pour discerner la volonté de Dieu, le disciple de Jésus accueille, dans le silence et la douceur de l'Esprit de Dieu, la brise de son amour qui nous conduit à la fin pour laquelle nous sommes tous créés: «louer, vénérer et servir Dieu».

Source : https://www.vaticannews.va/fr/