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UNE FÊTE DE SAINT-JEAN OECUMÉNIQUE À SELÇUK

 Conscients que la recherche et la construction de l’unité entre les chrétiens sont un chemin indispensable pour tout véritable apôtre de Jésus et surtout un don de l’Esprit Saint, dimanche 21 mai, l’archevêché catholique d’Izmir, l’Église orthodoxe d’Izmir et l’Église anglicane de la ville se sont retrouvés unis pour célébrer la traditionnelle fête de Saint-Jean devant le tombeau de l’Apôtre situé au milieu des ruines de la basilique Saint-Jean à Selçuk. 

Monseigneur Martin Kmetec, archevêque et métropolite latin catholique d’Izmir, Monseigneur Bartholomew Samaras, métropolite grec orthodoxe d’Izmir et le père James Buxton, chapelain anglican d’Izmir, étaient ainsi réunis pour l’occasion. 

La quasi-totalité des prêtres catholiques de la région ainsi que prêtres et diacres orthodoxes étaient présents à cette rencontre. Par ailleurs, plusieurs centaines de fidèles des trois religions représentées ont participé à l’office. Parmi eux une délégation catholique composée de 40 paroissiens venus en bus - 14 h de route - de la lointaine ville de Mersin située au sud de la Turquie et un autre groupe catholique de 30 personnes de Slovénie, pays natal de Monseigneur Martin. 

La première partie de la cérémonie était constituée par la célébration des vêpres orthodoxes en rite byzantin dirigées par le métropolite accompagné par le père Polykarpos. Les cantiques et prières ont été interprétés en grec, en slavon d’église ainsi qu’en turc par le père Athanasios, deux diacres ainsi qu’une diaconesse. 

S’en est suivie la célébration eucharistique sous la houlette de Monseigneur Martin. Après les lectures, ce fut au tour de père Dariusz de lire l’évangile du jour selon Saint-Jean, qui a ensuite cédé sa place au père James pour l’homélie commencée comme suit : “Le Cantique Nouveau que nous chantons aujourd’hui est celui des chrétiens unis par le témoignage de Saint-Jean en cette Terre Sainte, un lieu imprégné de sa présence. Quel privilège d’adorer ensemble là où le Saint Apôtre a vécu et témoigné, est mort et a été enterré. L’autel de cette église où l’Eucharistie est célébrée aujourd’hui est au-dessus de la chambre dans laquelle reposait le corps de Saint-Jean. L’attention et l’amitié mutuelles de Saint-Jean et de la Bienheureuse Vierge Marie sont également dans nos esprits et dans nos coeurs aujourd’hui, alors que nous nous réunissons si près de la maison de la Vierge. Nous nous souvenons également du ministère de Saint-Paul plein de vigueur dans la ville d’Éphèse et dans toute la Turquie égéenne, connue dans les premiers siècles de notre foi comme la Province d’Asie. 

Lorsque nous disons « Terre Sainte », nous entendons généralement la Terre de la naissance, de la mort et de la résurrection de notre Seigneur. Mais ces terres autour d’Ephèse et de Smyrne, la côte égéenne et les vallées fertiles qui relient les Sept Églises sont une terre qui rayonne de la présence de Saint-Jean, du Bienheureux Apôtre Saint-Paul et de la Bienheureuse Vierge Marie. C’est également sacré. Nous sommes vraiment chanceux et bénis de pouvoir nous réunir dans un tel endroit de nos jours.” 

Le chapelain a poursuivi ainsi : “Dans la lecture de l’évangile d’aujourd’hui, nous avons réfléchi sur les scènes dynamiques qui se sont déroulées dans et autour du tombeau du Christ le premier matin de Pâques. Marie-Madeleine était le personnage clé ici. Tandis que les autres membres de la communauté de Jésus restaient dans la pièce fermée à clé, Marie-Madeleine était sortie aux premières heures du matin, à la recherche de son Seigneur. En découvrant que le tombeau était vide, elle a couru jusqu’à l’endroit où les disciples demeuraient, et après avoir entendu ce qu’elle avait à dire, Pierre et Jean ont couru ensemble vers le tombeau. Ils sont troublés et émerveillés. Jean en particulier commence à comprendre, mais il est encore tôt dans son cheminement de foi. Marie- Madeleine, d’autre part, dans les versets suivants du chapitre 20 de l’évangile de Jean, a la première expérience du Seigneur ressuscité, lorsqu’il utilise son nom. L’homme qu’elle avait supposé être le Jardinier s’avère être le Seigneur lui-même. Elle se hâte de rentrer à la maison pour apporter la fantastique nouvelle aux Disciples. C’est pourquoi elle est souvent connue comme l’Apôtre des Apôtres. 

 Ainsi, alors que nous célébrons ensemble la fête de Saint-Jean l’Évangéliste, dans ce lieu merveilleux et historique, nous sommes ramenés à l’étincelle qui a déclenché le mouvement chrétien. L’immense puissance de Dieu pour apporter une vie merveilleuse, joyeuse et éclatante, hors des ténèbres de la mort, lorsqu’il a ressuscité Jésus-Christ à une vie nouvelle et éternelle. Ils ont vécu le message de Pâques, pour que nous puissions aussi le vivre. Nous sommes un peuple de Pâques et Alléluia est notre Chant ! Ainsi parlait saint Augustin d’Hippone. Que cette merveilleuse parole soit vraie pour nous. 

Il y a un écho dans l’évangile d’aujourd’hui d’un tombeau ultérieur et d’une recherche ultérieure. Comme nous le savons de sources historiques, les chrétiens se sont souvenus de l’endroit où nous adorons, ici au bas de la citadelle d’Éphèse, comme l’endroit où Saint-Jean a été enterré. Nous croyons qu’il a vécu jusqu’à un âge avancé et qu’il est mort de mort naturelle. Cinq cents ans plus tard, l’empereur Justinien a honoré ce lieu avec la magnifique basilique dans laquelle nous nous trouvons. On pense alors à ces générations de pèlerins venus dans ce lieu saint, peut-être en secret pendant les premiers siècles chrétiens, puis plus tard dans le cadre de la vie chrétienne d’un grand empire. Ils sont venus célébrer l’apôtre Jean et se sentir proches de sa sainte présence. Aujourd’hui, nous marchons sur leurs traces. Mais à la suite d’un tremblement de terre et d’une conquête il y a des siècles, la basilique a été détruite et le site a été récupéré par le monde naturel, jusqu’à ce que des archéologues viennent le découvrir au cours des cent dernières années. Le tombeau sous cet autel est vide. Et le sort de son corps continue d’être un mystère. Notre curiosité humaine naturelle aimerait savoir où se trouve le Corps de Saint-Jean. Ses restes sont-ils dispersés autour de ce site, ou des disciples d’un âge antérieur les ont-ils enlevés lors de l’une des calamités qui ont touché Éphèse il y a des siècles ? Nous ne le savons tout simplement pas. Mais il y a une recherche à laquelle nous sommes tous appelés, et les écrits de Saint-Jean le soulignent. Ce dernier nous appelle à une quête spirituelle. Il nous appelle à approfondir notre foi en Christ pour faire grandir notre amour et redoubler de fidélité et d’intégrité.” 

A l’issue de l’eucharistie, tous les participants ont repris la route en gardant le souvenir d’une fête assurément mémorable célébrée sur un site extraordinaire.

Nathalie Ritzmann

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