Dimanche 2 février en fin d’après-midi, la fête de la présentation de Jésus au temple a été célébrée en l’église Notre-Dame de Lourdes de Göztepe à Izmir, sous la présidence de Monseigneur Martin Kmetec, archevêque latin catholique d’Izmir.
Comme d'habitude, la célébration a commencé par l'allumage et la bénédiction des cierges, signes de notre foi dans le Christ, lumière qui révèle Dieu aux païens et illumine à jamais le cœur des fidèles. Elle a été suivie par la procession dans l'église. Par ce geste liturgique, l'assemblée, qui se reconnaît convoquée par l'Esprit Saint qui conduisit jadis Anne et Siméon au Temple pour attendre le Messie, le sauveur, se met en marche vers la Maison de Dieu, certaine de trouver Jésus.
Après les lectures du jour et celle de l’Evangile selon saint Luc, l’archevêque, dans son homélie, après avoir rappelé la présentation de Jésus au temple par Marie 40 jours après sa naissance, a informé les participants qu’“après une longue attente, nous bénissons la troisième cloche de Göztepe. La cloche commémore symboliquement la crucifixion du Seigneur et les coups de marteau qui ont enfoncé les clous dans les mains et les pieds de Jésus. La cloche est également un symbole sonore qui annonce les moments de prière et les événements importants de la vie de la communauté ecclésiale. En même temps, elle fait part de la présence de l'Église dans ce lieu et dans le quartier, elle annonce les célébrations liturgiques qui s'y déroulent, en particulier la célébration de l'Eucharistie.”
Il a aussi insisté sur l’importance de la patience dans nos vies pour ce que nous désirons. “La patience nous fait réaliser que Dieu est caché dans nos cœurs et qu'il agit secrètement dans nos vies. La patience doit être notre pratique quotidienne dans tous les travaux de notre cœur, dans tous nos engagements. La patience nous aide à supporter le mal, l'injustice, le mépris. La patience de la foi nous conduit à la lumière, au Christ.”
Le père Ireneusz Bochyński, curé de la paroisse de Göztepe, a ensuite pris la parole : "L'église Notre-Dame de Lourdes a été construite en 1900 qui était à l'époque, était un petit village où vivaient des chrétiens d’origine latine. La langue utilisée dans cette église a toujours été le français. Les cloches y sonnaient sans interruption depuis 1905. Mais depuis un an, elles ne retentissaient plus. Leur assemblage en bois s'était détérioré. C'est pourquoi une nouvelle construction en acier a été mise en place et nous avons décidé de construire une nouvelle cloche en acier et de compléter le son émis par elles par une troisième cloche.
Le fait que nos voisins musulmans aient été les premiers à demander pourquoi elles ne sonnaient pas est significatif. Ils ont eux aussi exprimé l'espoir que les cloches sonnent à nouveau : ‘c'est le signe que vous priez ici’.
La dédicace d'une cloche est appelée baptême, et c'est à ce moment-là qu'on lui donne un nom. Cette cloche a été fabriquée au cours de la dernière année liturgique et est un témoin de l'époque. Elle porte son nom, mais aussi l'année du Congrès International Eucharistique à Quito, la dédicace de l'église de Turquie au Sacré-Cœur de Jésus, ainsi que vos armoiries et votre nom, Votre Excellence - et j'espère qu'aujourd'hui, à l'occasion de l'anniversaire de votre consécration épiscopale, elle vous fait du bien et constitue un cadeau.
Puisse votre prédication être aussi forte que le son de cette cloche et atteindre tous ceux qui cherchent Jésus. Excellence, maintenant je vous demande de bénir cette nouvelle cloche et de la nommer Bernadette.”
Monseigneur Martin a ensuite procédé de façon solennelle à ladite bénédiction et a fait entendre la voix de la cloche en la faisant tinter.
À l’issue de la messe, le curé a repris la parole comme suit : “Beaucoup d'entre nous se demandent probablement si cela vaut la peine de faire sonner à nouveau les cloches. Une sonnerie est une petite cloche que tout le monde a sur son téléphone portable. Lorsqu'elle sonne, nous l'allumons et nous parlons à l'appelant. Ces sonneries sont similaires. Lorsqu'elles sonnent, j'espère que nous répondons afin de pouvoir parler à Dieu et que Dieu nous parle.”
Il a aussi remercié chaleureusement tous ceux qui ont apporté leur aide dans la réalisation de ce projet.
Le 2 février est également la journée de la vie consacrée et a marqué cette année le 4ème anniversaire de l’ordination de Monseigneur Martin en tant qu’évêque, l’occasion de lui offrir à l’issue de la célébration un gâteau orné de 4 bougies !
Article et photo : Nathalie Ritzmann
Comme d'habitude, la célébration a commencé par l'allumage et la bénédiction des cierges, signes de notre foi dans le Christ, lumière qui révèle Dieu aux païens et illumine à jamais le cœur des fidèles. Elle a été suivie par la procession dans l'église. Par ce geste liturgique, l'assemblée, qui se reconnaît convoquée par l'Esprit Saint qui conduisit jadis Anne et Siméon au Temple pour attendre le Messie, le sauveur, se met en marche vers la Maison de Dieu, certaine de trouver Jésus.
Après les lectures du jour et celle de l’Evangile selon saint Luc, l’archevêque, dans son homélie, après avoir rappelé la présentation de Jésus au temple par Marie 40 jours après sa naissance, a informé les participants qu’“après une longue attente, nous bénissons la troisième cloche de Göztepe. La cloche commémore symboliquement la crucifixion du Seigneur et les coups de marteau qui ont enfoncé les clous dans les mains et les pieds de Jésus. La cloche est également un symbole sonore qui annonce les moments de prière et les événements importants de la vie de la communauté ecclésiale. En même temps, elle fait part de la présence de l'Église dans ce lieu et dans le quartier, elle annonce les célébrations liturgiques qui s'y déroulent, en particulier la célébration de l'Eucharistie.”
Il a aussi insisté sur l’importance de la patience dans nos vies pour ce que nous désirons. “La patience nous fait réaliser que Dieu est caché dans nos cœurs et qu'il agit secrètement dans nos vies. La patience doit être notre pratique quotidienne dans tous les travaux de notre cœur, dans tous nos engagements. La patience nous aide à supporter le mal, l'injustice, le mépris. La patience de la foi nous conduit à la lumière, au Christ.”
Le père Ireneusz Bochyński, curé de la paroisse de Göztepe, a ensuite pris la parole : "L'église Notre-Dame de Lourdes a été construite en 1900 qui était à l'époque, était un petit village où vivaient des chrétiens d’origine latine. La langue utilisée dans cette église a toujours été le français. Les cloches y sonnaient sans interruption depuis 1905. Mais depuis un an, elles ne retentissaient plus. Leur assemblage en bois s'était détérioré. C'est pourquoi une nouvelle construction en acier a été mise en place et nous avons décidé de construire une nouvelle cloche en acier et de compléter le son émis par elles par une troisième cloche.
Le fait que nos voisins musulmans aient été les premiers à demander pourquoi elles ne sonnaient pas est significatif. Ils ont eux aussi exprimé l'espoir que les cloches sonnent à nouveau : ‘c'est le signe que vous priez ici’.
La dédicace d'une cloche est appelée baptême, et c'est à ce moment-là qu'on lui donne un nom. Cette cloche a été fabriquée au cours de la dernière année liturgique et est un témoin de l'époque. Elle porte son nom, mais aussi l'année du Congrès International Eucharistique à Quito, la dédicace de l'église de Turquie au Sacré-Cœur de Jésus, ainsi que vos armoiries et votre nom, Votre Excellence - et j'espère qu'aujourd'hui, à l'occasion de l'anniversaire de votre consécration épiscopale, elle vous fait du bien et constitue un cadeau.
Puisse votre prédication être aussi forte que le son de cette cloche et atteindre tous ceux qui cherchent Jésus. Excellence, maintenant je vous demande de bénir cette nouvelle cloche et de la nommer Bernadette.”
Monseigneur Martin a ensuite procédé de façon solennelle à ladite bénédiction et a fait entendre la voix de la cloche en la faisant tinter.
À l’issue de la messe, le curé a repris la parole comme suit : “Beaucoup d'entre nous se demandent probablement si cela vaut la peine de faire sonner à nouveau les cloches. Une sonnerie est une petite cloche que tout le monde a sur son téléphone portable. Lorsqu'elle sonne, nous l'allumons et nous parlons à l'appelant. Ces sonneries sont similaires. Lorsqu'elles sonnent, j'espère que nous répondons afin de pouvoir parler à Dieu et que Dieu nous parle.”
Il a aussi remercié chaleureusement tous ceux qui ont apporté leur aide dans la réalisation de ce projet.
Le 2 février est également la journée de la vie consacrée et a marqué cette année le 4ème anniversaire de l’ordination de Monseigneur Martin en tant qu’évêque, l’occasion de lui offrir à l’issue de la célébration un gâteau orné de 4 bougies !
Article et photo : Nathalie Ritzmann
