Le pape a dénoncé lundi 25 décembre dans son traditionnel message de Noël « la situation humanitaire désespérée » à Gaza, appelant à la libération des otages encore retenus et à l’arrêt de la guerre, « folie sans excuses » dans le territoire palestinien comme ailleurs.
Dans son homélie prononcée dimanche soir lors de la messe de Noël en la Basilique Saint-Pierre, il déplorait déjà « le fracas des armes » dans la bande de Gaza qui a terni les célébrations à Bethléem – où, selon la tradition, est né Jésus-Christ –, en Cisjordanie occupée.
"Les yeux et les cœurs des chrétiens du monde entier sont tournés vers Bethléem, où règnent aujourd'hui la douleur et le silence", a déclaré le Pape, critiquant le "massacre d'innocents" avec les mots suivants : "Il y a tant de massacres d'innocents dans le monde : dans le sein maternel, sur les chemins des désespérés en quête d'espérance, dans la vie de nombreux enfants qui sont ruinés. Ce sont les petits Jésus d'aujourd'hui."
« Je demande que cessent les opérations militaires, avec leur effroyable suite de victimes civiles innocentes, et que l’on remédie à la situation humanitaire désespérée en ouvrant à l’arrivée de l’aide humanitaire », a-t-il ajouté devant plusieurs milliers de pèlerins réunis sur la place Saint-Pierre.
Il a ainsi cité la Syrie, le Yémen et le Liban pour qui il a dit prier afin « qu’il retrouve rapidement la stabilité politique et sociale ». Il a appelé de ses vœux « la paix pour l’Ukraine », où des millions d’orthodoxes ont participé à des services religieux dès dimanche soir pour célébrer Noël le 25 décembre, pour la première fois de leur histoire et en signe de défi vis-à-vis de Moscou.
Le Pape a également attiré l'attention sur les souffrances persistantes en Syrie et au Yémen et a souhaité la stabilité politique et sociale au Liban. Il a également appelé à la paix en Ukraine et demandé à ne pas oublier les conflits qui ont lieu dans de nombreuses régions d'Afrique, comme au Soudan, au Cameroun et en République démocratique du Congo. Il a fait la demande aux autorités politiques et à « tous ceux qui ont de bonnes intentions » d'œuvrer pour une solution aux conflits politiques et sociaux, à la pauvreté, aux inégalités et à la souffrance des immigrants qui ont dû risquer leur vie et quitter leur pays partout dans le monde, depuis la péninsule coréenne vers le continent américain.
