Alors que le monde attendait avec impatience l'issue du conclave qui désignerait le successeur de saint Pierre, chef de l'Église catholique romaine, la vie a suivi son cours normal en Turquie. Ce fut un moment important lorsque le monde a vu 1,4 milliards de catholiques, y compris les communautés catholiques et chrétiennes de Turquie, unis dans l'esprit et la prière, guidés par le Saint-Esprit, pour un leader qui les guiderait sur la voie que notre Sauveur, le Seigneur Jésus, nous a enseignée. Ce fut un moment fort de réflexion et de prière qui a uni tous les fidèles.
Le 8 mai 2025, le monde a vu avec confiance la fumée blanche s'élever de la cheminée du Vatican, proclamant « Habemus Papam - Nous avons un pape ». Ce moment important a suscité joie, enthousiasme et curiosité non seulement parmi les fidèles en Turquie, mais aussi dans le monde entier. Le cardinal Robert Francis Prevost a été élu pape et a choisi le nom de Léon XIV. Aux côtés de ses cardinaux, évêques, prêtres, religieux et religieuses dévoués, le pape Léon XIV s'engage à bâtir une Église forte, vivante et inclusive.
Alors que le pape Léon XIV s'engage dans cette voie, le monde entier le regarde avec impatience. Son pontificat pourrait donner lieu à d'importants mouvements en faveur de la justice sociale, mais ses premières déclarations et la portée symbolique de son nom témoignent d'un engagement fort en faveur d'une Église travailleuse qui jette des ponts, dialogue, et est toujours prête à accueillir à bras ouverts tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre miséricorde, de notre présence et de notre amour. Ainsi, la Turquie, cœur historique de l'Église, se joint à l'espoir et à l'attente d'un avenir où la justice et la compassion montreront la voie à suivre.
La spiritualité augustinienne du Saint-Père souligne que « la vraie justice commence par l'amour de Dieu et s'étend à l'amour des autres », ce qui reflète peut-être son plaidoyer en faveur de la justice distributive. Son engagement en faveur de divers aspects de la justice s'inscrit dans la lignée de l'accent mis par le pape François sur la promotion du dialogue et la «construction de ponts, et non de murs ». Dans ce contexte, le dialogue œcuménique vise à explorer l'unité et à trouver des moyens pour les chrétiens de marcher ensemble. Ce principe était évident il y a 1 700 ans lors d'un événement historique important à Nicée (aujourd'hui İznik, en Turquie).
L'empereur Constantin réussit à réunir plus de 300 évêques à Nicée (aujourd'hui Iznik) pour aborder la question théologique cruciale concernant la nature de Jésus, à savoir s'il devait être considéré comme un être créé ou divin. Sous la direction de Constantin, cette assemblée aboutit à l’élaboration du « Credo de Nicée », une doctrine religieuse importante qui affirme la nature divine de Jésus-Christ et qui reste aujourd'hui un élément fondamental de la foi chrétienne.
Le pape Léon XIV a déclaré dans son discours : « Avec vous, je suis chrétien, et pour vous, je suis évêque. En ce sens, nous pouvons marcher ensemble vers la patrie que Dieu a préparée pour nous. » Alors que nous accueillons notre nouveau chef, nous espérons et prions pour que le pape Léon XIV vienne en Turquie pour célébrer le 1700e anniversaire du concile de Nicée. Cet événement vise à favoriser le dialogue œcuménique et à promouvoir l'unité entre les personnes de races, de cultures et de religions différentes.
Article et photo: Sœur Juliana Mikaele SMSM (Samsun)
