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Janvier 2026

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Février 2026

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Deanna Russell

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NOVEMBRE 2026

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Mark Teant

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INTERVIEW DE MONSEIGNEUR MARTIN KMETEC, OFMConv, ARCHEVÊQUE D’IZMIR ET PRÉSIDENT DE LA CONFÉRENCE ÉPISCOPALE DE TURQUIE
  1. Excellence, qu'est-ce qui vous a le plus impressionné dans le partage au sein de l'Assemblée etégalement dans le travail de groupe ?

Ce qui était impressionnant pour moi, c’était la multi culturalité de l'Église, la richesse spirituelle des églises particulières qui provienne des cultures dans lesquelles elles se trouvent. C’était aussi la cause des différences d'opinion, avec la bonne volonté de nous écouter les uns les autres, de chercher les réponses aux questions urgentes qui se posent à l'Église toute entière ; et parmi elles là première, la mission et l'annonce de l'Évangile. 

  1. Quels sont les principaux thèmes qui ont émergé du travail de groupe ?

Comment trouver possibilités et les modes de la collaboration entre les laïcs et le clergé, en particulier avec les évêques. Une des questions qui émergeait continuellement était la question des abus, commis par des membres de l’église, en particulier par le clergé. Comment arriver à un équilibre dans processus de la prise des décisions concernant la vie de l’Église, son existence économique et sa mission.  Problèmes du célibat, et du sacerdoce des femmes. 

  1. Avez-vous perçu des tensions entre les participants ? A propos de quels sujets ? Comment sont-elles été résolues ? 

Certainement, il y avait des tensions, mais la méthodologie des travaux était très bien organisée, basée sur l’écoute, qui était le principe fondamental, les travaux en étant scandé par des moments de la prière. Les participants de l’Allemagne, Hollande, Autriche et des Pays Bas, ont beaucoup insisté sur la question du célibat, le sacerdoce des femmes, et la decision making and decision taking des laïcs dans le processus du gouvernement de l’Église. En mettant au centre le problème des abus. Mais ce problème, même si très grave en soi, ne peut pas être le seul sujet parmi les problèmes fondamentaux de la crise de l’Église et de son questionnement sur sa mission et son futur. Les membres d’autres églises ont vu l’importance et les questions urgentes dans la mission, dans le renouvèlement personnel et structurel de l’Église. La structure des travaux était bien préparée : il y avait trois grands moments des travaux : les intuitions, les tensions et les perspectives, c’est à dire réponses aux question qui devraient être résolues ; sans insister que les tentions soient enlevées, la seule possibilité de calmer les esprits était la prière, et le principe fondamental de l’écoute, en laissant l’espace a la parole de l’Esprit Saint. La question fondamentale à développer est la théologie et les principes fondamentaux de la sinodalité dans la lumière du droit canon.  

  1. Quelqu'un a dit qu’est venu le temps des femmes. Quelles sont les propositions qui ont été faites pour qu’elles prennent leur juste place dans l’Église? Et vous, personnellement, qu’en pensez-vous ?

En soi il s’agit du pouvoir. Il s’agit de la possibilité de décision et de leadership. Dans certain cas ont insisté beaucoup sur la possibilité qu’on doit donner aux laïcs et surtout aux femmes. La question reste vraiment ouverte : comment les femmes pourraient donner une contribution grande a la vie de l’Église.  Le problème se pose au niveau des sacrements. La sacramentalité de l’Église est fondée sur certains principes, qui ont été voulu par Dieu, sa révélation comme Père et le Fils, est lie profondément à un état d’être de l’être humain : homme – femme. Nous n’avons pas plus grand repère que ceux-là, pour comprendre Dieu ; pour pouvoir établir avec Dieu une relation. Comment Dieu existe-t-il. Crist ha pris la nature humaine en étant homme, pas seulement parce qu’il était né dans une société patriarcale. Son comportement envers les femmes était radicalement différente des habitudes actuelles. Mais cela ne signifie pas absolutisation du genre, mais la nécessité, prévue par Dieu lui-même. Dans tout ce débat, on oublie, que la dignité ne vienne pas de la fonction, mais existe en soi même dans la personne humaine. Par exemple, la vie et témoignage de Mère Teresa, est la vie sacerdotale en soi même, car elle a rendu Christ présent dans la vie des hommes, le critère ultime de cette réflexion devrait être le lavement des pieds Che le Christ accomplie pendant le dernier repas, donc le service qui est égal à l’Eucharistie ; tout dans la lumière de la kénose. Il est vrai que ces demandes des femmes provoquent les demandes, comment donner aux femmes la possibilité de exercer le rôle qui pourrait leur aider en plénitude vivre et exprimer immesurable amour pour le Christ. 

5. Quelle a été la place des jeunes pendant ce synode et quelles sont les conclusions les plus importantes qui ont été prises à leur égard ?

Les jeunes n’étaient pas présents au synode. Mais on a parlé beaucoup d’eux. La question principale est comment les inclure dans la vie de l’Église, comment leur donner la possibilité de vivre pleinement leur foi, à leur manière et comment participer à la mission de l’Église. 

6. Quelle a été votre contribution personnelle à Prague ?

J’ai participé au travail des groupes. Avec Akan Arıcıoğlu, qui participait avec moi au Synode de Prague, nous avons préparé une relation concernant notre Église en Turquie, qui fut demandé de chaque délégation. Dans cette relation j’exprime les principes, que nous devons prendre en considération comme Église, et que je sens profondément : la dette de témoigner, la dette de vivre l’évangile au niveau personnel. Pourquoi la dette : parce que nous avons reçu la foi en passant par l’existence et témoignage de l’Église pendant les siècles (les conciles) et le témoignage des pères de l’Église e des martyres. C’est une grande dette, comme celle que nous avons par rapport à Jésus notre Sauveur, c’est ce principe qui devrait guider notre conversion personnelle et ecclésiale demande par le Synode.    

7. Quelle a été celle des Églises orientales ?

Il y avait la présence forte de l’Église gréco catholique et aussi latine de l’Ukraine. On a fortement senti leur situation dramatique et tragique, la grande souffrance du peuple Ukrainien. Leur contribution nous a rappelle de la grande nécessité de prier pour la paix et de faire au niveau de l’Église universelle tout qui pourrait être fait. 

8. Dans le document final de la rencontre de Prague, on peut lire que les évêques s’engagent «à continuer à vivre et à promouvoir le processus synodal dans les structures et l’expérience de [leurs] diocèses» : quelles vous semblent être les principales lignes d’action à mettre en place dans notre archidiocèse pour y parvenir ?

Chercher la collaboration des laïcs. Chercher avec tous les moyens de nous approcher les uns des autres. De nous respecter et de constituer des conseils ou groupes de collaboration pour mieux vivre notre vocation chrétienne et ecclésiale. Pour moi commeévêque c’est un défi continuel à introduire tous et à chercher la collaboration de tous pour le bien de l’Église. Introduire tous pour un témoignage de tous.

9. Quels sont les autres défis et enjeux à relever pour l’Église ? 

Chercher à être une Église qui parle un langage nouveau, le langage qui est imprégné de foi et en même temps exprime le message de l’évangile.  La prédication de l’évangile devrait être proche aux gens. Chercher le langage proche aux gens aussi dans la catéchèse. Langage de la prédication devrait être moderne mais en même langage prophétique. 

10. Si vous aviez à caractériser en une seule phrase l’image qui se dégage de l’Église européenne après cette rencontre, que diriez-vous ? 

Procession en pèlerinage : ou tout le monde a dans le cœur la volonté de cheminer avec l’attitude profonde d’espérance, dans la communion et partage fraternel. 

Marie-Francoise Desrues

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